SHEMA ISRAEL

LES ENFANTS D'ISRAEL
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# Posté le vendredi 26 octobre 2007 08:56

Sh'ma Israel

Sarit hadad's Sh'ma Israel.
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# Posté le vendredi 26 octobre 2007 08:51

chansons hassidiques Yeshiva boys choir : kol amitpalel

Nous vous proposons de décourir les chansons hassidiques d'aujourd'hui chantées par des enfants. C'est que du bonheur!!!

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 05:47

Venez découvrir le marché Mahané Yéhuda (2eme partie)

Venez découvrir le marché Mahané Yéhuda (2eme partie)
Pour ceux qui voudraient penser à autre chose qu'aux multiples évènements qui affectent le globe, je propose d'aller dans le monde de la couleur et de la vie : au marché.
N'importe lequel. Mais puisque nous avons commencé par Jerusalem, continuons.
Mahané Yéhuda. Un endroit où se côtoient tous les milieux et toutes les tendances, un endroit où rien ne rime mais où tout s'harmonise.


Les étalages sont serrés les uns contre les autres il n'y a pas de place, les tomates du marchand aux longues papillotes grisonnantes sont collées aux poivrons rouges du marchand à la petite barbe courte.
On entend parler surtout l'hébreu et l'arabe. Et ponctuellement toutes les autres de la terre.

J'ai cru longtemps qu'il n'y avait que les deux grandes allées, l'une couverte l'autre découverte, et quelques transversales qui les relient. En fait il y a un dédale de petits passages qui ressemblent à des passages secrets où pas plus de deux personnes ne peuvent passer côte à côte, une enfilade de coins perdus plus ou moins populeux où se faufilent des habitués avec leur tirette branlante et décousue vers les étals eux-mêmes usés et décolorés, n'ayant jamais été remis à neuf.
Ils s'y glissent parce que le kilo d'oranges coûte 1,70 shékels au lieu de 2,20 shékels. Dans ces coins là vous ne verrez pas de touristes et quand par hasard il s'en trouve, ils dépareillent.

Il n'y a pas comme le marché pour trouver une image et son contraire.
Regardez le marchand d'amandes grillées et de pistaches, on dirait qu'il sort de derrière les fagots du temps.
Il a quinze jours pour faire la recette de l'année, c'est maintenant ou jamais puisque nous sommes au mois de Shvat et qu'à TouBeShvat (le 15 Shvat) on met sur la table au moins quinze sortes de fruits secs et de fruits nouveaux. C'est un nouvel an de l'arbre. Les amandiers sont les premiers à le prouver, ils fleurissent à profusion un peu partout en un éclat lumineux de blancheur.

Goûtez donc ces olives, celles qui sont à gauche de l'étalage, les "souri" avec l'accent tonique sur la première syllabe, les olives syriennes, même si en Syrie tout n'est pas aussi bon.

Si vous venez toutes les semaines chez le même marchand, il vous reconnaitra au bout de la deuxième fois.
Il vous dira un bonjour moins anonyme, il vous donnera un peu de son regard, et plus tard il finira par vous donner un peu de son sourire.

C'est comme ça qu'un jour j'ai découvert le marchand de madeleines. Travaillant et enfournant au milieu des biscuits des sablés des cakes des roulés des petits pains des borékas au fromage... et les madeleines, il est le seul à les faire sur ce marché, entourées d'un fin papier à pâtisserie. Elles n'ont pas la forme de coquillage que leur avait donné leur probable inventrice, Madeleine Paulmier, il y a quelques cent cinquante ans.
Les madeleines que je vous décris, ont les contours d'un chapeau de chef pâtissier
Et vous ne me croirez pas si je vous dis que durant six semaines il n'a plus fait de madeleines car il n'avait plus ces godets en papier glacé, ces enveloppes cylindriques où gonfle innocemment la pâte de ce délice.

Au bout de trois semaines, il m'a avoué qu'il n'y avait plus un seul de ces godets dans tout Israel et que le fournisseur principal devait en commander à l'étranger!
Et dire qu'il n'en a pas été écrit une ligne dans les journaux.

Il est facile à reconnaitre le marchand de madeleines. Il ressemble à une madeleine. Une madeleine israélienne: un gars colossal avec un visage de poupon rosé.
Coiffé d'une toque blanche de boulanger, vêtu d'un pantalon blanc d'un T-shirt blanc et d'un tablier blanc tâché de crème à gâteaux, de chocolat et d'autres couleurs ocre de ses pâtisseries encore chaudes.
Une fois, il a glissé dans mon sac une pita inondée de zahtar et de graines de sésame, "soumsoum". Comme celle-ci, je n'en ai jamais trouvée sur le marché. Elle était moelleuse dorée savoureuse, elle avait le goût de la gentillesse gratuite qu'on trouve chez bien des personnes.

Le matin, les étals commencent à ouvrir vers sept heures. Tout se met en place et s'organise dans un brouhaha qui dure jusqu'au soir, de yom rishon (dimanche) jusqu'à yom shishi (vendredi après-midi), par toutes les saisons, le marché de Mahané Yéhuda respire en même temps que la ville et se couche en même temps que ses habitants.

Un grand Merci a Hélène Szmulewicz qui par ses mots nous fait découvrir Israel...
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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 06:39

Venez découvrir le marché Mahané Yéhuda (1ere partie)

Venez découvrir le marché Mahané Yéhuda  (1ere partie)
Au gré des ruelles, le plus bel endroit pour déboucher sur le marché de Jérusalem est d'y arriver par un arc de pierres du quartier de Nahlaot.
Oui, c'est bien au marché que nous allons, à Mahané Yéhuda, c'est son nom.
Son ambiance a l'odeur et la couleur des épices orientales.


Et si, comme j'ai tout lieu de le croire, vous vous êtes perdus dans les ruelles étroites de Nahlaot, vous n'avez qu'à suivre quelqu'un qui a une tirette ou des paniers vides.
Regardez. Cette femme y va sûrement.

Rehov HaHermon. La ruelle se rétrécit; au bout, une arcade cossue, trois petites marches timides, eh voilà. Vous êtes dans la rue Agrippas, il n'y a qu'à traverser, le marché est face à vous.
Vous pouvez presque le prendre dans les bras!
Eh!. Regardez à gauche en traversant. Les voitures roulent lentement parce que tout le monde traverse sans loi et que les automobilistes cherchent une place qu'ils n'ont aucune chance de trouver, mais regardez quand même en traversant.

Il va falloir choisir. Encore choisir. Dans quelle allée voulez-vous vous engager ?
L'allée couverte, la grande allée découverte, ou la petite allée?
La petite, là en face?
Permettez-moi de vous conseiller les “rogueleh” sur la droite, ces mini croissants au chocolat ont un joli goût de pâte d'amande, ils sont un peu collants, même très collants, ils sont petits, à vrai dire, vraiment petits, ils sont... un délice. Par la même occasion, vous goûterez leurs petits gâteaux secs. Pas si secs.

Le marché, une fois par semaine, peut-être plus, mais surtout pas moins.
Vous n'allez pas prendre une petite allée pour votre première visite. Il faut prendre les grandes lignes. Vous vous aventurerez plus tard.
Des soldats? Oui il y a des soldats aux entrées du marché.Ce sont surtout les soldates qui surveillent ici. Un jour j'en ai vu avec un petit livre de Téhilim. Une soldate qui lit des psaumes; ça fait partie des images de la ville.

Parlant d'aventure, il faut que je vous fasse connaître le marchand d'herbes fraîches, il y en a plusieurs, mais celui-là, j'aime le désordre de son étalage. Il se trouve dans une contre-allée, il vend ses bottes de verdure mal ficelées pour un shékèl ou deux.
Du persil, du kusbera (persil ciselé), de la menthe, de la ciboulette, des petits oignons verts... il vend des champignons de Paris qui ne viennent pas de Paris, du chou chinois qui se nomme ici salade ronde ou salade américaine, il vend des pousses de soja, il vend...
Les herbes sèches? C'est ailleurs, dans les grands sacs de toile de jute.

Qu'est ce que vous regardez? Trois hommes assis sur des cageots en bois qui mangent chacun une pita-falafel . Vous voulez la même chose?
Je vois qu'on va passer la journée ici.

On a dit, d'abord, les sacs de jute.
Les feuilles de menthe, les bâtons de cannelle, les pétales de roses, les boutons de roses, les feuilles de zahatar, les piments rouges séchés...
Vous avez l'air tout pâle? Je vous amène d'urgence au stand de falafel (boulette de pois chiche écrasés).

Qu'est ce que vous voulez dans votre pita ? (pita: pain rond et plat).
La pita-falafel conventionnelle est constituée d'une cuillère de humous généreusement étalée sur les parois internes de la pita, quelques boules de falafel, de la salade de tomates-concombres-herbes coupés très fin, des cornichons au vinaigre, une grosse pincée de frites, le tout arrosé de tehina (crème de graines de sésame) qui rend l'affaire très imbibée et succeptible de se démanteler à la première pression.
“Harif ?”
Répondez. Il vous demande si vous voulez du piquant.
Réfléchissez avant de répondre.
... Réfléchissez vite, il y a des gens qui attendent derrière vous.
Aller. Vite, vite. Le pays est pressé.

Eh bien, vous voilà fin avec ce mastodonte entre les mains.
Une petite serviette en papier?
Je vous assure que les trois gars assis sur les cageots n'en avaient pas. C'est un article en voie de disparition dans les stands de falafel.
Tous pareils. La première fois on tient ça délicatement entre le pouce et l'index, mais on a vite fait de comprendre qu'il faut la prendre à pleine mains sans se demander de quoi on a l'air, et surtout, se pencher un peu en avant : ça coule.

Un grand Merci a Hélène Szmulewicz qui par ses mots nous fait découvrir Israel...

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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 05:59